Tkkaten taymunt n umeskan amazigh tera ad tsfuggla s ukettay amezwaru n umeskan amazigh ass n 14 ibriyl ad izrin gh tmedint n Fas. Akettay lli rad tesnmili tmesmunt n Fazaz gh tigemmi tadelsant n tmedint n Fas ur ten udjin inbâden n temdint ad ad t zzrin. Mad en yad man uggar n snat timmâd n inerzaf s imi n tgemmi ufan ibulisen dat as, issan ilmma mas sawlen inbâden i imasayen n tmesmunt innin asen mas ur rin ad ajen anmuggar ad ad yili.

Mad ggawren kigan dat tigemmi d ibulisen, mattin willi n ibagwen s uzeddugh n Tmesmunt n Fazaz sawlen f tmukrist ad, ffaghen d mas rad azen tabrat i uneghlaf amezwaru, d uneghlaf n ugunes, lligh rad mlen tagudî nnesen d mas ur inmala usekkir ad d uwank n izerf llis bdda tbbrrâhen imasayen ad, d mekli rad nnurzęmen yan usrűd, mgal inebâden n Fas, gh tinetnbâdt n tmedint ad.


Un coup de téléphone le matin même. Un ordre arbitraire, inique et antidémocratique. Au bout du fil, les autorités locales de la ville de Fez et un verdict sans appel. Les responsables de l’association Fazaz, l’organisatrice de la célébration du premier anniversaire du Manifeste amazigh, viennent d'apprendre que leur activité est interdite. Ne cherchez pas les raisons de cette interdiction, les autorités n’ont pas daigné en donner, comme à l’accoutumée.

Les participants, venus par centaines des différentes régions marocaines, ne pouvaient que constater, désarmés devant la porte fermée du Complexe culturel où devait se dérouler cette activité. En face, plusieurs agents de sécurité, de la DST et des dizaines de policiers armés.

Les participants sont restés regroupés devant le Complexe culturel jusqu’à 17h30 pour tenir ensuite une réunion aux locaux de l’association Fazaz où il a été décidé d’envoyer un communiqué à la presse mais aussi au Premier ministre, au ministre de l’Intérieur ainsi qu’aux organisations de la société civile. Le communiqué dénonce cette interdiction arbitraire et informe qu’une plainte sera déposée au tribunal de Fez contre les autorités locales.

Cet acte ne fait que renforcer la légitimité du mouvement amazigh et rappelle à tous le sort injuste réservé à la dimension amazighe ainsi que la situation déplorable d’un pays qui crie haut et fort ses soi-disant avancées démocratiques.