Ils ont dit au sujet des langues de France

"Ainsi disparaîtront les jargons locaux, les patois de six millions de Français qui ne parlent pas la langue nationale car, je ne puis trop le répéter, il est plus important qu’on ne pense en politique d’extirper cette diversité d’idiomes grossiers qui prolongent l’enfance de la raison et la vieillesse des préjugés."

L’abbé Grégoire, 30 septembre 1793.

Il faut "par tous les moyens possibles, favoriser l'appauvrissement, la corruption du breton, jusqu’au point où, d’une commune à l’autre, on ne puisse pas s’entendre (…) Car alors la nécessité de la communication obligera le paysan d’apprendre le français. Il faut absolument détruire le langage breton."

Lettre des préfets des Côtes-du-Nord et du Finistère à M. de Montalivet, ministre de l’instruction publique, 1831

"Pour l’unité linguistique de la France, il faut que la langue bretonne disparaisse."

A. de Monzie, ministre de l’Instruction Publique, 19 juillet 1925

"Il n’y a pas de place pour les langues et cultures régionales dans une France qui doit marquer l’Europe de son sceau."

Georges Pompidou, président de la République, à Sarre-Union 1972

"Le temps est venu d’un statut des langues et cultures de France. Le temps est venu de leur ouvrir grandes les portes de l’école, de créer les sociétés régionales de radio et télévision permettant leur diffusion, de leur accorder toute la place qu’elles méritent dans la vie publique."

François Mitterrand, président de la République, Lorient, 14 mars 1981

"Il est temps que nous soyons français par la langue. S’il faut apprendre une autre langue à nos enfants, ne leur faisons pas perdre leur temps avec des dialectes qu’ils ne parlerons jamais que dans leur village : enseignons-leur le plus tôt possible une langue internationale !"

R. Pandraud, extrait des débats de l’Assemblée nationale, 13 mai 1992

Citations tirées du livre d’Hervé Abalain, Histoire de la langue bretonne, éd. Gisserot, 1998, 128 pages.