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PARISIEN (lundi 8 décembre 2003) La Campagne est bien lancée : hier à Paris, devant deux cents personnes, à l'invitation de la Coordination des Berbères de France, les candidats sont venus manifester l'intérêt qu'ils portent à une communauté revendiquant deux millions de ressortissants français et un vingtième de l'électorat francilien. Surprise : le PS n'a délégué personne. Il est représenté par l'écologiste Francine Bavay. Il est vrai que Jean-Paul Huchon, présent aux assises régionales du PC, tentait dans le même temps de convaincre les communistes de rejoindre sa liste. En revanche, Jean-François Copé, tête de liste de l'UMP, et André Santini, qui devrait conduire celle de l'UDF, sont bien là. Mais pas question pour le porte-parole du gouvernement - au moment où Jacques Chirac vient de condamner la discrimination positive - de prêter le flanc au communautarisme. « À force de parler de multiculturalisme, on a oublié qu'il y a, tout au-dessus, la citoyenneté », lance-t-il en préambule, avant de promettre la création d'« un espace culturel berbère en Île-de-France qui sera ouvert à tous ». Très applaudi, il rappelle, au passage, sa proposition de créer une carte orange à 45 € valable pour toute la région. André Santini, qui s'est illustré dans la défense des droits des Arméniens, établit des correspondances avec la cause berbère : « Vous êtes historiquement les premiers républicains, vous n'avez pas à quémander votre reconnaissance. » Dernière à s'exprimer, Francine Bavay rappelle son antériorité : « Moi je participe pour la troisième fois à vos travaux. » Et la vice-présidente écologiste du conseil régional de s'en prendre à l'opportunisme de la droite : « L'UMP s'abstient bien souvent de voter des subventions à des associations oeuvrant en direction de communautés d'origine étrangère. » Ph. M. |