|
Réseau
amazigh pour la citoyenneté
Organisation non gouvernementale
Téléfax 0021237726313
Rue Nigiria
Imm. 35, App. 4, Rabat, Maroc
azettamazigh@yahoo.fr
Déclaration
du Comité national du RAC
Le
comité national du Réseau amazigh pour la citoyenneté, réuni à Rabat les
5 et 6 juillet 2003, à l'occasion de sa quatrième session « Lounès
Matoub », qui commémore ainsi le premier anniversaire de AZETTA constitué
en juillet 2002, sous embargo imposé par les autorités, que ce soit au
niveau central (bureau exécutif) que local (sections) et ce par le refus
de délivrer un reçu pour dépôt de dossier légal de l'association quoique
répondant a toutes les conditions requises du point de vue de la loi.
Et après avoir examiner l'ordre du jour de la réunion, la situation nationale
et internationale, le comité adresse à l'opinion publique la déclaration
suivante :
- La confirmation
de sa position de principe, déclarée lors de sa constitution, que la
condition sine quoi none pour l'instauration d'un État de droit
réside dans la reconnaissance d'une constitution démocratique basée
sur la séparation des pouvoirs, et celle de la religion de l'État,
reconnaissant la langue amazighe comme langue officielle et garantissant
l'égalité des sexes.
- Son refus catégorique
de la politique entreprise visant l'enseignement des dialectes de la
langue amazighe, et exige la mise en œuvre d'une politique d'enseignement
démocratique, reconnaissant la langue amazighe, par sa dimension Identité
et Civilisation, comme langue officielle généralisée à tous les niveaux
d'études et à tous les marocains dans le cadre d'un enseignement laïc,
moderniste et gratuit.
- La réaffirmation
de sa revendication visant une constitutionalistion de l'amazigh en
tant que langue officielle, et appelle au lancement de chantiers nationaux
uvrant pour la normalisation de la langue amazighe, sous l'égide
d'un Institut des études amazighes indépendant, en partenariat
avec l'ensemble des acteurs et des associations démocratiques amazighes.
- Sa dénonciation
des actes criminels du 16 mai 2003, ainsi que l'exploitation de cette
conjoncture pour faire passer tout un arsenal de lois (loi sur l'émigration,
loi sur la lutte contre le terrorisme, code du travail…) et pour la
restriction des libertés et de la libre expression de la presse.
- Son appui au mouvement
démocratique féministe pour une moudawana moderniste reconnaissant le
mariage civil émanant des pactes internationaux des droits de l'Homme.
- Sa dénonciation
des provocations et de toutes forme de répression visant les sections
et les membres du Réseau amazigh ainsi que les membres des autres associations.
- Sa dénonciation
du processus continu interdisant aux Amazighs de choisir leurs prénoms
en langue amazighe.
- L'invitation de
toutes les forces vives de la société, qui uvrent pour l'édification
d'un État de droit et pour la citoyenneté, à concentrer leurs
efforts en vue de faire face aux différentes régressions dangereuses
touchant l'espace des droits et des libertés, et d'activer le principe
de l'exigence du châtiment dans le domaine de la criminalité politique
économique et culturelle.
- Son adhésion à
la lutte internationale contre la globalisation sauvage et son soutien
à la requête pour la reconnaissance d'un ordre internationale basé sur
l'égalité, la justice et le respect des droits de l'homme et des peuples
à l'autodétermination politique, économique et culturelle.
Rabat le 6 juillet
2003
Réseau amazigh pour la citoyenneté
|