Communiqué
Nous, Hamid LIHI et Ali
HARCHERRAS, citoyens marocains, militants du Mouvement culturel amazigh et membres
de l'association socioculturelle Tilelli à Goulmima :
- Informons l'opinion publique
nationale, amazighe et internationale que les autorités provinciales d'Errachidia,
qui nous ont convoqués le mercredi 29 août 2001, nous ont notifié que nous
sommes " interdits d'entreprendre toute sorte de manifestation publique, sous
peine d'être poursuivis pour trahison? ", en nous rappelant les événements
qui ont secoué la région depuis l'indépendance, notamment l'affaire Addi Ou
Bihi en 1957 et l'épisode de 1973 ;
- Considérons cette forme
d'interdiction anticipée, fondée sur un jugement d'intentions, comme une atteinte
grave à nos droits civiques et politiques, garantis, pourtant, par la constitution
et le code des libertés publiques ;
- Appelons les citoyens
épris de justice et les organisations des Droits Humains à nous soutenir et
à dénoncer ces agissements intimidants des dites autorités, qui privent des
citoyens de leurs droits de manifestation et d'expression ;
- Exprimons notre gratitude
à la population de la région pour le soutien qu'elle nous a apporté dans cette
épreuve ;
- Réaffirmons notre détermination
à continuer notre combat jusqu'à satisfaction des revendications légitimes
de notre région et du Mouvement culturel amazigh.
Goulmima, le 4 septembre
2001
Hamid LIHI Ali HARCHERRAS