Ddigh

Ddigh
Felgh imula llif d nlul
Willi yi iqqis baba
Urta ggizen akal
Willi sul ifsan
Gh umettâ lli d kkusigh

Ddigh
Ur dari mad akkagh i ugharas
Zêrigh ayt dar
Mdin d ifassen ar allan
Ran ad sul mdîgh
Gh ighd s d tefl takat nnegh !

Mmzern imedla
Inigh nekk is sul nman !

Ddigh
Mas righ, nekk, a t sul kkus ?
Iz d nekk imdêln
Gh tgharrayin n wattân
Negh imadaghen n twurga
Reggh tent akw i tniriwin
Gent in gh iserbi n tarut
Ur nkki man i tarir
Usin d ad sfêdnt i ugitûn
Magh tersrus i tefrghiwin

Ddigh
Îd inu ddemn sul i tillas
Ur usigh dar immi
Amer arra mas nttelgh
Is ufan inefrad
Ad sul ngin
Timektit nnegh.

Afulay

 

Je suis parti

Je suis parti
Quittant les ombres
Embrassées par ma naissance,
Et que mon père racontait
Avant de mourir
Et qui raisonnent encore
Dans mes larmes héritées !

Je suis parti
Sans avoir d’offrandes
Pour mes chemins,
J’ai vu mes proches tendant leurs mains
Suppliant
Que je goûte encore
Des cendres du foyer !

Toutes les ombres se sont dispersées
Et moi, je songe encore à leur compagnie !

Je suis parti
Je ne sais de quel héritage
Pourrai-je m’enchanter ?
De soi-même
enterré dans la tourmente des douleurs
Ou du fagot des rêves
Que j’ai offert
Aux premières festivités du désert !
Celles-ci
M’ont pris et mis
Dans le berceau du néant,
Là où l’ogresse-dévoratrice
Caresse les piliers de sa tente,
Pour y installer le fardeau de sa solitude !

Je suis parti
Ma nuit ne fait qu’embrasser ses ténèbres
Je n’ai pris des "archives" de ma mère
Que de quoi me couvrir,
Ainsi les abeilles-ouvrières
Pourront un jour
Sillonner ma mémoire.

Afulay