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Texte 15 Lalla Aziza
Cette sainte protège les chasseurs et les aèdes berbères. Son mausolée est dans la montagne des Seksawa à une journée de marche de l’Assif al Mal. Celui qui veut apprendre des chants et des poésies va faire une visite pieuse à ce sanctuaire. Il y sacrifie un coq ou un bouc noir et passe la nuit à côté du tombeau de la sainte. Il pose son tambourin ou son violon sur le catafalque et mange des raisins secs en les prenant avec la pointe d’une aiguille. Si la sainte daigne lui accorder l’inspiration poétique, l’aspirant aède éprouve une certaine sensation comme si les fourmis lui descendaient dans le gosier. A l’aube il part (litt. : la sainte le renvoie), (avec l’aide de Lalla Aziza) il est devenu poète et chanteur. Quant aux chasseurs, (pour obtenir l’habileté cynégétique) ils posent leur fusil sur le tombeau et pratiquent les mêmes rites que les aèdes. |