Imula
Gan itran inagan
F wadân n tillas
Ayyur idrus igh ibidd
Gh imi n igenwan
Rebbi nnix is muddan
Flen ax ur nessin
Akal ur sar issengi
Ugin ax igenwan
Ifessi skren ax adêrf
Gh iger n irafan
Mad ufix ur a jjenjamx
awal igh nnix
ur a sar naf imendi
gh wakal n wiyyâd
tîtt nnex ur ttighar
amatr nufa t
mani kkan
kigan ur yufi yan aman
accbar ixwela
gan mdden tidâf i wiyyâd
nekkin ur sar ax ibbi ubenkal
nefl id
asetci gh wul
fkan ax i tudert azûr
ajeddig igh ur ibid
f uzûr is llan
tafukt igh tugga
imula gh ugharas
dlen ax idraren
naggug tifawin n zik
mad ufix ur jjenjamx
awal igh nnix
mger at anx nasi gh iger nnex
kigan ur nkerz.
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Les Ombres
Les étoiles témoignent de la nuit sidérale
Mais il est rare que la lune
Éclaire,
Dressé
À la porte des cieux.
Dieu serait-il absent ? Nous aurait-il oubliés ?
Je ne sais pas. La terre
N’allaitera plus personne ;
Les cieux eux-mêmes nous rejettent ;
Le silence attendrit le champ de notre soif...
Mais pourqoi ma parole ne s’accomplit-elle pas ?
Nous ne récolterons pas sur les terre d’autrui...
Notre source ne tarit pas, nous avons retrouvé
La bannière ancienne.
Où sont les eaux ? Il y a longtemps
Que le sorcier y butte.
La tour de guêt se fissure, les hommes
S’épient ;
Le céraste qui me pique meurt.
Car le poison de l’âme enracine ma vie...
As-tu jamais vu une fleur sans tige et sans racine ?
Où qu’apparaisse le soleil, les embûches
Encombrent le chemin.
Enfouis sous le roc, nous ne voyons même plus
La lumière de l’aube...
Mais pourqoi ma parole ne s’accomplit-elle pas ?
Moissonnons donc, prenons de notre champ
La récolte... il y a longtemps
Que nous n’avons pas labouré.
Traduction de M. Khaïr-Eddine,
al-Maghrib, n°1063, 21-22/12/1980. |
Ombres
Les étoiles sont les témoins
Dans les ténèbres nocturnes
La lune est insignifiante, dressée
À la porte des cieux.
Dieu, me suis-je demandé, serait-il absent ?
Nous aurait-il abandonnés ? je ne sais.
La terre n’allaitera plus
Les cieux unis ont enjambés
Le silence a rendu arable
Le champ de notre soif
Qui m’empêche d’accomplir
Ce que jadis quand il (m’arrive de) parler ?
Plus jamais nous ne trouverons de récolte
Dans le champ des autres
Notre source ne peut tarir,
Notre bannière ancestrale, nous l’avons trouvée
Où sont passées (les eaux) ?
Depuis longtemps, nous les avons perdues
Les remparts sont en ruine
Les gens s’épient
Quant à moi, jamais plus ne me piquera le céraste
Sans dommage pour lui
Le poison a atteint son cœur
Il a donné racine à notre vie
La fleur, si elle ne se dresse
Sur une tige, existe-t-elle ?
Dès que le soleil apparaît
Les ombres envahissent le chemin
Les montagnes nous écrasent
Éloignés nous sommes des lueurs de l’aube
Qui m’empêche d’accomplir
Ce que jadis quand il m’arrive de parler ?
Moissonons, saisissons nous donc de la récolte
De nos champs
Depuis longtemps nous n’avons pas semé.
Traduction de A. Bounfour,
Awal, n°2, Paris, 1986, p. 199.
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